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29 jours sur la route… avec un copilote un peu particulier!

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Cynthia, lors d’un voyage de 29 jours aux États-Unis

29 jours sur la route… avec un copilote un peu particulier!
Ou comment voyager avec l’intelligence artificielle…
Une expérience vécue récemment par Cynthia Guay, présidente-fondatrice de Grands talents

 

Je viens tout juste de revenir d’un road trip de 29 jours dans l’Ouest américain.

13 800 km. Près de 190 heures de route. Des paysages à couper le souffle, beaucoup de Jeep, quelques changements de plans, des imprévus… et énormément de souvenirs.

Mais il y avait aussi un troisième passager avec nous pendant pratiquement tout le voyage : l’intelligence artificielle.

Ça fait déjà un bon moment que j’expérimente avec l’IA. J’ai même complété une certification en IA et leadership numérique à l’Institut de leadership. Je l’utilise régulièrement dans mon travail, mais cette fois-ci, j’avais envie de voir jusqu’où elle pouvait réellement m’accompagner dans quelque chose de très concret.

Alors, je me suis lancé un petit défi : utiliser ChatGPT comme copilote de notre road trip. Pour vrai.

Avant notre départ, nous avions établi les grandes lignes du voyage. Environ 80 % de nos incontournables étaient identifiés, mais volontairement, nous n’avions pas tout planifié.

Parce qu’un road trip de 29 jours… ça vit!

Il pleut alors qu’on avait prévu une activité. On est plus fatigués un matin. Quelqu’un nous parle d’un endroit qu’on n’avait pas prévu. Une route ferme. Une activité est annulée. On décide de rester plus longtemps quelque part.

Ou, tout simplement, on change d’idée.

Et c’est là que l’expérience est devenue vraiment intéressante.

Grâce au Starlink installé sur notre Jeep, j’avais accès à l’IA pratiquement partout.

Alors, très souvent, notre journée se terminait avec une conversation du genre :

« Bon… on est rendus ici. Qu’est-ce qu’on a de prévu demain? Est-ce qu’on peut ajouter cet arrêt? À quelle heure devrait-on partir? »

Et ensemble, on peaufinait la journée du lendemain tout en respectant les grandes lignes de notre voyage.

Puis, le lendemain matin :

« Finalement, on est partis à 7 h 30. Est-ce que ça change quelque chose? »

À 14 h :

« Il commence à pleuvoir. Est-ce qu’on garde le plan ou on change? »

Et, inévitablement :

« On commence à avoir faim… est-ce qu’il y a un bon restaurant sur notre route ou on est mieux de se préparer quelque chose? »

L’IA nous aidait aussi à choisir où dormir, à comparer les hôtels, les campings ou les Airbnb et même à réfléchir à l’endroit le plus stratégique où arrêter pour faciliter la journée suivante.

Mais c’est justement en l’utilisant autant que j’ai fait quelques erreurs… et beaucoup appris.

Au début du voyage, je n’étais pas toujours assez précise dans mes demandes.

Les réponses étaient parfois bonnes, mais pas nécessairement adaptées à nous.

Alors, plus le voyage avançait, plus je donnais de contexte : ce qu’on aimait et ce qu’on n’aimait pas, notre niveau d’énergie, le type d’activités recherchées, nos contraintes, notre tolérance aux longues journées, notre Jeep, l’heure à laquelle on voulait partir ou arriver…

Et quelque chose d’intéressant s’est produit :

Plus je devenais précise, plus les réponses devenaient pertinentes.

Finalement, mon plus grand apprentissage de ces 29 jours n’est peut-être même pas technologique.

Pour que l’IA puisse réellement nous aider, encore faut-il apprendre à bien lui parler.

Lui donner du contexte. Être précis sur ce qu’on cherche. Lui dire ce qu’on ne veut pas. La challenger. Lui demander de vérifier. Et surtout, continuer d’utiliser notre jugement humain.

Parce que oui, elle s’est trompée aussi!

J’ai rapidement appris à ne jamais prendre pour acquis qu’une information importante était nécessairement exacte. Horaires, réservations, accès, météo, distances… lorsque l’information est importante, on valide.

Mais utilisée comme un copilote plutôt qu’un pilote, elle nous a fait gagner énormément de temps. Et surtout, elle nous a permis de nous adapter continuellement sans passer nos soirées à tout replanifier.

Et je pense que c’est exactement la même chose dans nos entreprises.

L’IA ne remplace pas notre jugement, notre expérience ou notre connaissance du terrain. Elle devient réellement puissante lorsqu’on apprend à combiner l’intelligence humaine et les capacités de l’outil.

Le voyage est maintenant terminé.

Mais mon copilote, lui, n’a pas encore fini son travail.

Il m’accompagne maintenant dans la création de nos albums photo, dans la reconstruction de notre parcours de 13 800 km et dans la mise en valeur de tous ces souvenirs.

Et je dois avouer quelque chose…

On commence déjà à discuter du prochain voyage.

Comme quoi, parfois, la meilleure façon d’apprivoiser une nouvelle technologie, ce n’est pas seulement de suivre une formation.

C’est aussi de décider de l’utiliser. De l’expérimenter. De se tromper. De l’ajuster. Et de recommencer.

Et vous, avez-vous déjà utilisé l’IA pour quelque chose de complètement différent de votre travail?